- C'est une double pathologie : un trouble alimentaire et une conduite addictive.
- Le risque de coma éthylique est démultiplié car l'alcool est consommé l'estomac vide.
- Elle entraîne des carences nutritionnelles graves et des dommages hépatiques précoces.
L'alcoolorexie est un trouble du comportement qui consiste à réduire ou supprimer son alimentation avant de consommer de l'alcool. L'objectif est généralement de limiter l'apport calorique total pour ne pas grossir, ou de ressentir les effets de l'ivresse plus rapidement.
Etymologie
Mot-valise composé de « alcool » (de l'arabe al-kuhl) et du suffixe « -orexie », issu du grec ancien orexis signifiant « appétit » ou « désir ».
Exemples
- Sauter le repas du soir en prévision d'une fête pour compenser les calories des cocktails.
- Pratiquer une activité physique intense le lendemain d'une alcoolisation pour « éliminer » les calories ingérées.
- Boire de l'alcool l'estomac vide pour provoquer une ivresse fulgurante malgré la faim.
A ne pas confondre
Il se distingue de l'alcoolisme chronique par la présence centrale d'une obsession du poids et de l'image corporelle. Contrairement à l'anorexie mentale classique, l'individu ne refuse pas toutes les calories, mais réserve sa « quota » calorique aux boissons alcoolisées.
Cadre medical / Recommandations
Ce terme est un néologisme clinique qui n'est pas encore inscrit comme une pathologie distincte dans les classifications officielles (DSM-5 ou CIM-11). Toutefois, les autorités de santé (HAS, ANSM) traitent ces cas dans le cadre global des troubles du comportement alimentaire (TCA) et des addictions.
En pratique
Le terme est apparu au début des années 2000, initialement sous le nom anglophone de « drunkorexia », pour décrire des comportements observés principalement sur les campus universitaires américains.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un diagnostic. L'alcoolorexie est un comportement à haut risque pour la santé physique et mentale. Si vous vous reconnaissez dans cette description, il est impératif de consulter un médecin, un nutritionniste ou un service d'addictologie pour bénéficier d'un accompagnement pluridisciplinaire. Ne restez pas seul face à ces comportements.