- Terme désuet : préférez l'orthographe « anesthésie ».
- Désigne une absence totale de sensations.
- Indispensable pour la chirurgie moderne, elle nécessite une expertise médicale stricte.
L'anœsthésie est une forme ancienne d'orthographe pour le mot anesthésie. Elle désigne la perte temporaire de la sensibilité (douleur, toucher, température), qu'elle soit provoquée par un médicament avant une opération ou qu'elle soit le résultat d'une maladie nerveuse.
Etymologie
Vient du grec ancien anaisthêsia, formé du préfixe privatif an- (« sans ») et de aisthêsis (« sensation »). Le « œ » est une trace étymologique qui a disparu au profit du « é » dans l'usage moderne.
Exemples
- L'utilisation historique du chloroforme pour provoquer une anœsthésie chirurgicale.
- Une zone d'anœsthésie cutanée consécutive à la section d'un nerf sensoriel.
A ne pas confondre
Il faut la distinguer de l'analgésie, qui est spécifiquement la suppression de la douleur sans perte des autres sensations (comme le toucher), et de l'hypoesthésie, qui est une simple diminution de la sensibilité et non sa disparition totale.
Cadre medical / Recommandations
Aujourd'hui, l'anesthésie est régie en France par le décret du 5 décembre 1994, qui impose une consultation préalable, une surveillance constante et une structure de récupération (salle de réveil) pour garantir la sécurité des patients.
En pratique
Le terme apparaît dans les traités médicaux du XIXe siècle, période charnière où la découverte de l'éther et du chloroforme a révolutionné la chirurgie en permettant d'opérer sans douleur.
Conseil
Si vous devez subir une intervention, préparez bien votre dossier médical et respectez les consignes de jeûne. Avertissement : Ce contenu est purement informatif. Pour toute question sur votre santé ou une intervention à venir, consultez impérativement un médecin anesthésiste-réanimateur.