- Le patient reconnaît sa maladie mais reste indifférent.
- C'est un symptôme souvent lié à une lésion neurologique (cerveau).
- Cela peut freiner la guérison car le patient ne ressent pas le besoin de se soigner.
L'anosodiaphorie désigne une situation où une personne malade a conscience de son trouble, mais semble s'en moquer totalement. Elle ne manifeste aucune inquiétude ou émotion face à sa maladie, même si celle-ci est grave.
Etymologie
Vient du grec ancien a- (privatif), nosos (maladie) et adiaphoria (indifférence). Littéralement, c'est l'absence d'intérêt ou d'inquiétude pour la maladie.
Exemples
- Un patient dont le bras gauche est paralysé suite à un AVC, qui explique calmement son handicap mais ne manifeste aucune tristesse ni motivation pour la rééducation.
- Une personne atteinte d'un trouble neurologique sévère qui plaisante sur ses symptômes sans percevoir le caractère sérieux de sa situation.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'anosodiaphorie avec l'anosognosie : dans l'anosognosie, le patient n'a absolument pas conscience d'être malade, alors que dans l'anosodiaphorie, il sait qu'il est malade mais n'y accorde aucune importance émotionnelle.
En pratique
Ce terme a été mis en avant par le neurologue Joseph Babinski au début du XXe siècle pour décrire certains comportements observés chez des patients ayant subi des lésions cérébrales, notamment au niveau de l'hémisphère droit du cerveau.
Conseil
Si un proche semble étrangement détaché ou indifférent après un accident vasculaire ou un traumatisme crânien, il est crucial d'en informer son équipe médicale. Attention : ce contenu est informatif et ne remplace pas un diagnostic ; consultez toujours un médecin pour tout changement de comportement.