- Indispensable pour prévenir les récidives d'infarctus ou d'AVC.
- Augmente légèrement le temps de saignement en cas de blessure.
- Nécessite un suivi médical régulier.
Médicament qui empêche les plaquettes (petites cellules du sang) de s'agglutiner entre elles. Son but principal est d'éviter la formation de bouchons (caillots) dans les artères pour prévenir les infarctus ou les accidents vasculaires cérébraux.
Etymologie
Composé du préfixe grec anti- (contre) et du latin aggregare (réunir en troupeau, joindre). Le mot « plaquette » évoque la forme de petit disque de ces cellules sanguines.
Exemples
- L'aspirine à faible dose (souvent prescrite sous le nom de Kardégic).
- Le clopidogrel (Plavix), utilisé notamment après la pose d'un stent.
- Le ticagrélor ou le prasugrel, utilisés après un syndrome coronaire aigu.
A ne pas confondre
Il ne faut pas les confondre avec les anticoagulants. Si les deux servent à éviter les caillots, les antiagrégants agissent sur les cellules (plaquettes) dans les artères, tandis que les anticoagulants agissent sur les protéines du sang (facteurs de coagulation), souvent pour des problèmes veineux ou cardiaques spécifiques comme la fibrillation auriculaire.
Cadre medical / Recommandations
L'utilisation de ces molécules est encadrée par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), particulièrement pour la prévention secondaire après un accident cardiovasculaire.
En pratique
Le mécanisme d'action de l'aspirine sur les plaquettes n'a été compris qu'en 1971 par John Vane, une découverte qui lui a valu le prix Nobel de médecine en 1982.
Conseil
Si vous prenez ce type de traitement, signalez-le à tout professionnel de santé (pharmacien, dentiste, chirurgien). Évitez l'automédication, notamment avec des anti-inflammatoires, qui peuvent augmenter le risque de saignement gastrique. Attention : ce contenu est purement informatif. Consultez impérativement votre médecin pour toute question relative à votre traitement.