- Ils améliorent la mobilité et la qualité de vie mais ne guérissent pas la maladie.
- Le respect rigoureux des horaires de prise est crucial pour l'efficacité du traitement.
- Des effets secondaires comportementaux ou des mouvements involontaires peuvent apparaître avec le temps.
Un antiparkinsonien est un médicament utilisé pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson, comme les tremblements, la raideur des membres et la lenteur des mouvements. Il agit principalement en compensant le manque de dopamine, un messager chimique essentiel au contrôle des mouvements dans le cerveau.
Etymologie
Dérivé du préfixe grec anti- (contre) et du nom de James Parkinson, le médecin britannique qui a décrit pour la première fois la "paralysie agitante" en 1817.
Exemples
- La Lévodopa (L-dopa), qui est transformée en dopamine directement dans le cerveau.
- Les agonistes dopaminergiques, qui imitent l'action de la dopamine.
- Les inhibiteurs de la MAO-B, qui empêchent la dégradation de la dopamine existante.
A ne pas confondre
Il faut distinguer les antiparkinsoniens des neuroleptiques. Alors que les antiparkinsoniens cherchent à augmenter l'effet de la dopamine, les neuroleptiques tendent à le bloquer, ce qui peut parfois provoquer des symptômes ressemblant à ceux de la maladie de Parkinson (effets parkinsoniens secondaires).
Cadre medical / Recommandations
En France, la prescription initiale et le suivi de ces traitements sont encadrés par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Certains de ces médicaments nécessitent une surveillance particulière en raison d'effets secondaires potentiels sur le comportement.
En pratique
La découverte de la Lévodopa dans les années 1960 a marqué un tournant historique, transformant une maladie lourdement handicapante en une pathologie dont les symptômes peuvent être gérés pendant de nombreuses années. Sur le plan légal, des laboratoires ont été condamnés par le passé pour ne pas avoir suffisamment informé sur les risques de troubles du contrôle des impulsions (addiction aux jeux, achats compulsifs) liés à certains de ces traitements.
Conseil
Veillez à signaler à votre neurologue tout changement d'humeur ou comportement inhabituel. Une activité physique régulière, en complément du traitement, est fortement recommandée pour maintenir la souplesse musculaire. Ce contenu est purement informatif ; consultez impérativement un médecin pour tout diagnostic ou prescription.