- C'est un traitement de secours ou de fond pour les formes sévères de Parkinson.
- Elle ne se prend pas par la bouche (comprimé) car elle serait détruite par le foie.
- Elle n'a aucun effet stupéfiant malgré son nom trompeur.
L'apomorphine est un médicament principalement utilisé pour soulager les symptômes de la maladie de Parkinson à un stade avancé. Malgré son nom, elle ne calme pas la douleur et n'est pas une drogue : elle agit dans le cerveau en imitant l'action de la dopamine pour faciliter les mouvements.
Etymologie
Dérivé du préfixe grec apo- (signifiant "issu de") et de morphine. Bien qu'obtenue historiquement à partir de la morphine par un procédé chimique, ses propriétés biologiques sont totalement différentes.
Exemples
- Injection sous-cutanée rapide à l'aide d'un stylo pour débloquer un patient parkinsonien soudainement figé (période "OFF").
- Utilisation d'une pompe portable qui délivre le médicament en continu sous la peau pour stabiliser la mobilité sur toute la journée.
A ne pas confondre
Il ne faut pas la confondre avec la morphine : l'apomorphine n'est pas un antidouleur et n'entraîne pas de dépendance. Elle se distingue aussi de la L-Dopa car elle n'a pas besoin d'être transformée par le cerveau pour agir ; elle stimule directement les récepteurs de la dopamine.
Cadre medical / Recommandations
En France, l'apomorphine est un médicament dont la prescription initiale est réservée aux neurologues. Son utilisation nécessite souvent une éducation thérapeutique pour apprendre au patient ou à son entourage à réaliser les injections.
En pratique
Découverte au 19ème siècle, elle a d'abord été utilisée pour provoquer des vomissements en cas d'empoisonnement, puis testée sans succès durable dans le sevrage de l'alcoolisme, avant de devenir un traitement de référence pour Parkinson dans les années 1980.
Conseil
Le début du traitement s'accompagne souvent de médicaments contre les nausées, car l'apomorphine peut fortement stimuler le centre du vomissement. Avertissement : Ce contenu est purement informatif. Ne modifiez jamais votre traitement sans l'avis de votre neurologue. En cas de symptômes persistants, consultez un professionnel de santé.