- C'est un signe recherché par le médecin lors de l'examen physique des poumons.
- Une bronchophonie anormale indique que le tissu pulmonaire est plus dense qu'il ne devrait l'être.
- Ce signe doit toujours être interprété en fonction des autres symptômes (fièvre, toux, douleur).
La bronchophonie est un phénomène sonore que le médecin perçoit en écoutant les poumons avec un stéthoscope pendant que le patient parle. Normalement, la voix arrive aux oreilles du médecin de façon étouffée et lointaine ; si elle est entendue de manière anormalement forte ou claire, cela signale souvent une modification de la densité du poumon.
Etymologie
Ce terme provient du grec ancien bronkhos (bronche) et phônê (voix ou son). Il désigne littéralement la perception de la voix à travers les bronches.
Exemples
- Une bronchophonie augmentée lors d'une pneumonie (le poumon n'est plus rempli d'air mais de liquide/cellules, ce qui conduit mieux le son).
- Une bronchophonie perçue au-dessus d'une zone de condensation pulmonaire ou d'une tumeur.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la pectoriloquie, où les paroles sont perçues de façon articulée et distincte (comme si le patient parlait directement à l'oreille du médecin), et de l'égophonie, où la voix prend une tonalité aiguë, tremblotante et nasillarde.
En pratique
Ce signe clinique a été initialement décrit par René Laennec, l'inventeur du stéthoscope, au début du XIXe siècle. Il fait partie des bases fondamentales de la sémiologie (l'étude des signes) médicale enseignée aux futurs médecins.
Conseil
Si lors d'une auto-observation ou d'un examen vous entendez parler de ce terme, ne tirez pas de conclusions hâtives. L'auscultation pulmonaire est un art complexe qui nécessite des années de pratique. En cas de toux, de fièvre ou d'essoufflement, consultez impérativement un médecin. Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical.