- Les rapports bucco-génitaux sont une voie de transmission possible pour la majorité des IST.
- Le dépistage doit inclure des prélèvements au niveau de la gorge si ces pratiques ont lieu sans protection.
- L'usage du préservatif ou de la digue dentaire reste le moyen de prévention le plus efficace.
L'adjectif bucco-génital qualifie les pratiques sexuelles ou les contacts physiques impliquant la bouche et les organes génitaux (pénis, vulve, anus). Cela concerne principalement la fellation, le cunnilingus et l'anulingus.
Etymologie
Dérivé du latin bucca (« bouche » ou « joue ») et de genitalis (« relatif à la génération, à la naissance »).
Exemples
- Une infection bucco-génitale comme l'herpès peut se transmettre d'une zone à l'autre.
- L'utilisation d'une digue dentaire lors d'un rapport bucco-génital pour limiter les risques de transmission bactérienne ou virale.
A ne pas confondre
Le terme est quasi synonyme de oro-génital. On le distingue des rapports dits « génito-génitaux » (contact entre deux organes génitaux) ou « génito-anaux ».
Cadre medical / Recommandations
Les autorités de santé (HAS, Santé publique France) incluent les rapports bucco-génitaux dans les protocoles de dépistage des IST, car certaines infections (gonorrhée, chlamydia) peuvent coloniser la gorge sans provoquer de symptômes.
En pratique
L'évolution des connaissances médicales a permis de démontrer que le virus du papillome humain (HPV), transmis lors de rapports bucco-génitaux, est un facteur de risque majeur pour certains cancers de la sphère ORL.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation. Si vous avez pratiqué des rapports bucco-génitaux non protégés avec un partenaire dont vous ignorez le statut sérologique, parlez-en à un médecin ou rendez-vous dans un CeGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic). L'absence de symptômes ne signifie pas l'absence d'infection.