- Ce ne sont pas de simples mauvaises habitudes, mais de véritables troubles du contrôle des impulsions.
- Ils peuvent entraîner des conséquences physiques (infections, cicatrices, perte de cheveux) et psychologiques (honte, isolement).
- La thérapie comportementale et cognitive (TCC) est l'approche de soin la plus recommandée.
Les CRCC désignent un ensemble de gestes répétitifs dirigés vers son propre corps, comme s'arracher les cheveux, se ronger les ongles ou se gratter la peau. Ces comportements sont difficiles à contrôler et sont souvent déclenchés par le stress ou l'ennui.
Etymologie
Acronyme de Comportements Répétitifs Centrés sur le Corps. Il s'agit de la traduction française du terme médical international Body-Focused Repetitive Behaviors (BFRB).
Exemples
- L'onychophagie : se ronger les ongles de manière compulsive.
- La dermatillomanie : se triturer ou se gratter la peau de façon répétée, créant des lésions.
- La trichotillomanie : s'arracher les cheveux, les sourcils ou les cils.
- Le mordillement des lèvres ou de l'intérieur des joues.
A ne pas confondre
Il faut les distinguer de l'automutilation (où l'intention est de se faire mal) et des TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs), bien qu'ils appartiennent à la même famille de troubles. Dans les CRCC, le geste procure souvent un soulagement immédiat ou une satisfaction sensorielle, contrairement aux rituels de TOC souvent vécus comme uniquement pénibles.
Cadre medical / Recommandations
Ces troubles sont classés dans le DSM-5 (manuel de référence des troubles mentaux) dans la catégorie des « Troubles Obsessionnels Compulsifs et apparentés ». Leur diagnostic doit être posé par un professionnel de santé (médecin, psychiatre ou psychologue).
En pratique
Le terme « trichotillomanie » a été décrit pour la première fois en 1889 par le dermatologue français François Henri Hallopeau, marquant le début de la reconnaissance médicale de ces comportements.
Conseil
Avertissement médical : Ce contenu est purement informatif. Si vous souffrez de ces comportements, ne restez pas seul avec votre gêne. Il est conseillé de consulter un médecin traitant ou un dermatologue pour traiter les lésions physiques, et un psychologue ou psychiatre pour travailler sur l'aspect comportemental.