- C'est une forme de régénération complète et structurée d'un organe ou d'un membre.
- Elle nécessite la formation d'un « blastème », un petit massif de cellules capables de se multiplier et de se spécialiser.
- C'est un modèle d'étude majeur pour la future médecine régénérative humaine.
Qualifie la capacité exceptionnelle de certains êtres vivants à faire repousser entièrement une partie de leur corps (comme une patte ou une queue) après une blessure. Ce processus recrée à l'identique la forme et la fonction du membre perdu.
Etymologie
Vient du grec epi (« sur » ou « après ») et morphosis (« formation » ou « façonnage »), désignant une structure qui se reforme sur une base existante.
Exemples
- La repousse d'une patte sectionnée chez la salamandre ou le triton.
- La reconstruction de la nageoire ou du cœur chez le poisson-zèbre après une lésion.
A ne pas confondre
On le distingue de la morphallaxie. Dans la régénération épimorphique, il y a une prolifération de nouvelles cellules (croissance), alors que dans la morphallaxie, le corps se réorganise et se remodèle à partir des tissus restants sans forcément grandir, comme chez l'hydre.
Cadre medical / Recommandations
Les recherches sur les mécanismes épimorphiques (cellules souches, ingénierie tissulaire) sont encadrées par les lois de bioéthique relatives à la recherche médicale et animale.
En pratique
L'étude scientifique de ce phénomène remonte aux travaux de Lazzaro Spallanzani au XVIIIe siècle, qui fut l'un des premiers à décrire avec précision la régénération des membres chez les amphibiens.
Conseil
La compréhension des processus épimorphiques est un espoir pour la médecine de demain, notamment pour traiter les amputations ou les lésions nerveuses. Toutefois, ce contenu est purement informatif. En cas de traumatisme ou de plaie, n'appliquez aucun traitement sans l'avis d'un médecin et consultez rapidement un service d'urgence si nécessaire.