- C'est une méthode de soin par « contre-irritation ».
- Elle vise à détourner l'inflammation d'un organe vers la peau.
- Cette pratique est devenue rare et doit être manipulée avec précaution pour éviter les brûlures.
Se dit d'un produit ou d'un traitement qui provoque volontairement une irritation de la peau dans un but thérapeutique. Cette méthode cherche à soulager une douleur ou une inflammation interne en attirant l'afflux sanguin vers la surface de la peau.
Etymologie
Vient du grec ancien epispastikos, dérivé de epi (sur) et span (tirer). Littéralement, il s'agit de ce qui « attire vers le haut » ou « tire vers l'extérieur ».
Exemples
- L'application d'un sinapisme (cataplasme à la farine de moutarde) pour traiter une congestion bronchique.
- L'usage historique de la mouche cantharide pour provoquer des cloques cutanées et traiter des inflammations profondes.
A ne pas confondre
On distingue souvent l'épispatique du rubéfiant (qui provoque une simple rougeur) et du vésicant (qui provoque des ampoules ou vésicules). L'épispatique est un terme plus global pour désigner cette action de révulsion.
Cadre medical / Recommandations
La plupart des agents épispatiques puissants, comme la cantharidine, sont retirés de la pharmacopée officielle ou strictement encadrés en raison de leur toxicité. L'ANSM surveille les produits de santé naturels pouvant contenir des irritants puissants.
En pratique
Cette pratique repose sur la théorie médicale ancienne de la « dérivation » ou « révulsion », qui était centrale dans la médecine du XIXe siècle avant l'avènement des traitements anti-inflammatoires modernes.
Conseil
N'appliquez jamais de substances fortement irritantes sur une peau fragile, lésée ou chez un jeune enfant sans avis médical. En cas de sensation de brûlure intense ou d'apparition de cloques non désirées, rincez abondamment et consultez. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale.