- C'est une réaction psychologique réelle et non un signe de faiblesse de caractère.
- Les symptômes peuvent apparaître plusieurs mois après l'événement déclencheur.
- Une prise en charge précoce par un professionnel de santé améliore grandement les chances de guérison.
L’état de stress post-traumatique (ESPT) est un trouble psychologique qui survient après avoir vécu ou été témoin d'un événement traumatisant (accident, agression, catastrophe). Il se manifeste par des souvenirs envahissants, une anxiété intense et un sentiment de danger persistant.
Etymologie
Le mot « stress » vient du vieux français « destresse » (détresse), issu du latin « stringere » (serrer). « Post » signifie « après » en latin et « traumatique » dérive du grec « trauma » signifiant « blessure ».
Exemples
- Un conducteur qui revit sans cesse son accident de voiture à travers des cauchemars.
- Une victime de catastrophe naturelle qui sursaute violemment au moindre bruit de tonnerre.
- Un militaire qui évite les lieux publics par peur d'une menace invisible après un déploiement en zone de combat.
A ne pas confondre
Il se distingue de l'état de stress aigu, qui dure moins d'un mois après l'événement. Contrairement au burn-out qui est lié à l'épuisement professionnel, l'ESPT est déclenché par un événement ponctuel ou répété mettant en péril l'intégrité physique ou psychique.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise en France l'usage de thérapies spécifiques comme les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales) ou l'EMDR. L'ESPT peut faire l'objet d'une reconnaissance en maladie professionnelle ou d'une prise en charge au titre de l'affection de longue durée (ALD) dans certains cas.
En pratique
Anciennement appelé « névrose de guerre » ou « obusite » lors de la Première Guerre mondiale, ce trouble n'est entré officiellement dans les classifications médicales modernes qu'en 1980, suite aux observations menées sur les vétérans de la guerre du Vietnam.
Conseil
Si vous pensez souffrir de ce trouble, ne restez pas isolé. La première étape est d'en parler à votre médecin traitant qui vous orientera vers un spécialiste (psychiatre ou psychologue). AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Il est impératif de consulter un médecin pour tout diagnostic ou question de santé.