- Terme médical vieilli désignant une fragilité des poumons.
- Souvent utilisé comme un avertissement avant l'apparition d'une maladie grave comme la tuberculose.
- N'a aucune valeur diagnostique dans la médecine contemporaine.
Dans le langage médical ancien, ce terme qualifiait une personne dont la poitrine était jugée fragile, délicate ou prédisposée à des maladies pulmonaires graves. Il évoquait une santé précaire, souvent avec une menace de tuberculose sous-jacente.
Etymologie
Issu du verbe « fêler », du latin populaire fissulare (fendre), lui-même dérivé de fissum. L'image est celle d'un récipient qui présente une fissure invisible mais qui risque de se briser au moindre choc ou effort.
Exemples
- Un patient à la constitution frêle, sujet à des bronchites répétées, était autrefois décrit comme ayant la poitrine fêlée.
- Dans la littérature médicale du XIXe siècle, ce terme servait à alerter sur un risque de déclin rapide de la santé respiratoire.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec le sens figuré actuel qui désigne une personne souffrant d'un léger trouble mental (« être fêlé »). Dans son sens médical historique, il concernait exclusivement l'appareil respiratoire et la cage thoracique.
En pratique
L'usage de ce terme a progressivement disparu avec l'avènement de la médecine moderne, notamment après la découverte du bacille de Koch en 1882 et le développement de la radiologie, qui ont permis de remplacer les impressions cliniques floues par des diagnostics précis.
Conseil
Ce contenu est purement informatif et historique. Si vous présentez des symptômes tels qu'une toux persistante, un essoufflement ou des douleurs thoraciques, ne vous fiez pas à des termes anciens. Consultez impérativement un médecin pour bénéficier d'un bilan de santé actualisé et d'examens médicaux appropriés.