- C'est un terme médical désuet et imprécis.
- Il correspondait à une inflammation grave du cerveau ou de ses enveloppes.
- Toute fièvre associée à des troubles du comportement est une urgence absolue.
La « fièvre cérébrale » est un ancien terme médical qui désignait une forte fièvre accompagnée de troubles neurologiques graves, comme un délire ou une perte de conscience. Aujourd'hui, on ne l'utilise plus et on parle plutôt de méningite ou d'encéphalite.
Etymologie
Dérivé du latin febris (fièvre) et cerebrum (cerveau). Ce terme était très fréquent au XIXe siècle pour regrouper toutes les inflammations du système nerveux central avant que la microbiologie ne permette d'identifier les causes précises (bactéries, virus).
Exemples
- Un patient historique présentant une raideur de nuque et des hallucinations, diagnostiqué à l'époque de « fièvre cérébrale ».
- Dans la littérature classique, un personnage succombant à une fièvre cérébrale après un choc émotionnel intense (concept médical erroné de l'époque).
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec le coup de chaleur (insolation grave), qui provoque aussi des troubles cérébraux mais dû à l'environnement, ni avec la fièvre typhoïde qui peut inclure un état de stupeur (le tuphos) mais provient d'une infection digestive.
En pratique
Historiquement, ce diagnostic était souvent posé par défaut. On sait aujourd'hui que de nombreux cas de « fièvres cérébrales » décrits autrefois étaient en réalité des épidémies de méningite cérébro-spinale.
Conseil
Attention : une fièvre élevée associée à un mal de tête violent, une raideur de la nuque ou une confusion mentale impose un appel immédiat au 15 ou au 112. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.