- C'est un lieu de soins médicaux et non de punition.
- L'hospitalisation peut être volontaire ou, dans certains cas très encadrés, imposée pour la sécurité du patient.
- Une équipe pluridisciplinaire (psychiatres, infirmiers, psychologues, assistantes sociales) y assure le suivi.
L'hôpital psychiatrique est un établissement de santé spécialisé dans la prise en charge des maladies mentales. Il accueille des personnes dont l'état de santé nécessite des soins intensifs, une surveillance constante ou un traitement qu'il est impossible de réaliser à domicile.
Etymologie
Vient du latin hospitalis (relatif à l'hôte) et du grec psukhē (esprit/âme) associé à iatreia (soigner/guérir). Le terme a progressivement remplacé celui d'« asile » au cours du XXe siècle pour marquer le passage d'un lieu d'enfermement à un lieu de soins médicaux.
Exemples
- Hospitalisation pour stabiliser une crise de schizophrénie.
- Prise en charge d'une dépression sévère avec un risque important de mise en danger de soi-même.
- Accueil en urgence lors d'un épisode maniaque dans le cadre d'un trouble bipolaire.
A ne pas confondre
Il faut distinguer l'hôpital psychiatrique public (souvent appelé CHS) de la clinique psychiatrique privée (souvent spécialisée et à but lucratif) et du CMP (Centre Médico-Psychologique), qui propose des consultations gratuites sans hébergement.
Cadre medical / Recommandations
En France, les modalités d'admission sont strictement encadrées par le Code de la santé publique (Loi du 5 juillet 2011). On distingue les soins psychiatriques libres (le patient consent) et les soins sans consentement (en cas de dangerosité ou d'impossibilité de consentir), ces derniers étant contrôlés par un juge des libertés.
En pratique
La loi de 1838 a été la première grande étape législative française imposant la création d'un établissement spécialisé dans chaque département. Plus récemment, la psychiatrie de secteur (1960) a transformé l'hôpital en un pivot de soins relié à des structures de quartier.
Conseil
L'hospitalisation psychiatrique ne doit plus être vue comme un tabou mais comme un outil thérapeutique pour surmonter une crise. Si vous ou l'un de vos proches êtes en souffrance, parlez-en à votre médecin traitant ou contactez le numéro national de prévention du suicide (3114). Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale.