- C'est un phénomène physique naturel lié à la gravité.
- Elle concerne le sang chez le défunt ou les liquides pulmonaires chez le patient alité.
- C'est un indicateur clé pour les médecins légistes.
En médecine, l'hypostase désigne l'accumulation de liquides (comme le sang) ou de particules solides dans les parties les plus basses d'un organe ou du corps, sous l'effet de la pesanteur. Ce terme est aujourd'hui principalement utilisé pour décrire les marques colorées qui apparaissent sur un corps après le décès.
Etymologie
Emprunté au grec ancien hupostasis, signifiant « action de se poser dessous » ou « sédiment ». Le mot est composé de hupo (sous) et stasis (station, position).
Exemples
- Hypostases cadavériques : taches de couleur rouge à violacée apparaissant sur la peau dans les zones situées vers le bas (zones déclives) après la mort.
- Pneumopathie d'hypostase : encombrement ou infection des bases pulmonaires chez une personne restant allongée de manière prolongée sans bouger.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'hypostase avec l'ecchymose (un « bleu ») : contrairement à l'ecchymose, la couleur d'une hypostase cadavérique récente disparaît souvent si l'on appuie dessus avec le doigt. On la distingue aussi de l'oedème, qui correspond à une infiltration de liquide dans les tissus et non à un simple dépôt par gravité.
En pratique
En médecine légale, l'étude des hypostases (appelées lividités) est historique et fondamentale. Elle permet de déterminer si un corps a été déplacé ou retourné après le décès : si les taches ne correspondent pas à la position actuelle du corps, cela prouve une manipulation post-mortem.
Conseil
Pour prévenir les complications liées à l'hypostase chez les personnes malades ou âgées alitées, il est essentiel de changer régulièrement de position (toutes les deux heures environ) et de favoriser la verticalisation dès que possible. Attention : ces informations sont purement documentaires. Pour tout symptôme ou question relative à la santé, consultez impérativement un médecin.