- C'est un terme médical historique et totalement désuet.
- Il est aujourd'hui considéré comme insultant et péjoratif.
- Le terme correct est désormais « handicap mental profond » ou « trouble du développement intellectuel ».
Ancien terme médical utilisé pour désigner la forme la plus sévère de handicap intellectuel présent dès la naissance. Il qualifiait autrefois les personnes ayant des capacités de compréhension et d'autonomie très limitées.
Etymologie
Vient du grec ancien idios (« propre », « particulier »). À l'origine, il désignait un simple citoyen qui ne s'occupait pas des affaires de la cité, avant de prendre un sens médical au XIXe siècle pour désigner un isolement lié à l'absence d'intelligence.
Exemples
- Description historique de patients incapables de communiquer par la parole ou d'assurer seuls leurs besoins vitaux (alimentation, hygiène).
- Classification psychiatrique ancienne utilisée dans les asiles du XIXe siècle.
A ne pas confondre
Dans l'ancienne psychiatrie, on distinguait l'idiotie (la plus sévère, QI < 20) de l'imbécillité (QI entre 20 et 50) et de la débilité (QI entre 50 et 70). Ces termes sont aujourd'hui tous remplacés par la notion de handicap mental ou de trouble du développement intellectuel.
Cadre medical / Recommandations
Ce terme a disparu des classifications médicales modernes (CIM-11 de l'OMS et DSM-5). La législation française utilise désormais les termes de handicap psychique ou mental, encadrés par la loi de 2005.
En pratique
Jean-Étienne Esquirol, psychiatre français, a été le premier en 1838 à définir scientifiquement ce terme pour le différencier de la démence : pour lui, l'idiot n'a jamais acquis ses facultés, alors que le dément les a perdues.
Conseil
Il est important de ne plus utiliser ce terme qui ne respecte pas la dignité des personnes handicapées. Si vous observez un retard de développement chez un enfant, parlez-en à un pédiatre. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas une consultation médicale.