- C'est une méthode de diagnostic très précise et sensible.
- Elle sert à identifier des maladies infectieuses, auto-immunes ou cancéreuses.
- L'analyse nécessite un équipement de laboratoire spécialisé et un personnel qualifié.
L'immunofluorescence est une technique de laboratoire utilisée pour repérer précisément des substances (comme des virus, des bactéries ou des protéines) dans un échantillon. Elle utilise des anticorps auxquels on a attaché un marqueur « fluorescent » qui brille lorsqu'il est éclairé par une lumière spéciale.
Etymologie
Dérivé du préfixe « immuno- » (du latin immunis, signifiant dispensé ou protégé) relatif au système immunitaire, et de « fluorescence » (terme forgé à partir du minéral fluorine), qui désigne l'émission de lumière par une substance.
Exemples
- Le diagnostic de maladies de la peau (comme le pemphigus) via une biopsie cutanée.
- La recherche d'anticorps spécifiques dans le sang pour diagnostiquer un lupus.
- L'identification rapide de virus respiratoires dans un prélèvement de gorge ou de nez.
A ne pas confondre
Elle se distingue de l'immunohistochimie : alors que cette dernière utilise une réaction colorée visible au microscope classique, l'immunofluorescence nécessite un microscope spécifique à lumière ultraviolette (UV) pour voir le signal lumineux.
Cadre medical / Recommandations
Les actes d'immunofluorescence sont inscrits à la Nomenclature des Actes de Biologie Médicale (NABM) en France et sont encadrés par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le diagnostic de pathologies auto-immunes.
En pratique
Cette technique a été inventée en 1941 par Albert Coons. Sa découverte a révolutionné la biologie en permettant pour la première fois de visualiser l'emplacement exact des antigènes à l'intérieur des cellules et des tissus.
Conseil
L'interprétation d'un test d'immunofluorescence est complexe et doit obligatoirement être confrontée à vos symptômes par un médecin. Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical personnalisé.