- C'est un adjectif médical vieilli désignant la capacité à faire repousser les tissus.
- Il correspond aujourd'hui aux processus de granulation et de cicatrisation.
- On l'utilisait principalement pour le soin des plaies avec perte de substance.
Se dit d'une substance ou d'un remède qui favorise la repousse des tissus (la « chair ») dans une plaie profonde. C'est un terme ancien utilisé pour désigner ce qui aide à combler un manque de peau ou de muscle après une blessure.
Etymologie
Dérivé du bas latin incarnativus, lui-même issu de incaro (former de la chair), composé du préfixe in- et de caro, carnis (la chair).
Exemples
- L'application d'un baume aux propriétés incarnatives pour aider à la guérison d'un ulcère cutané.
- L'utilisation de poudres anciennes censées stimuler le bourgeonnement des tissus dans une plaie ouverte.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre incarnatif avec incarné. Un ongle ou un poil est dit « incarné » lorsqu'il pousse à l'intérieur de la chair en provoquant une inflammation, alors qu'un remède « incarnatif » aide la chair à se reconstruire.
En pratique
Ce terme était abondamment utilisé dans la chirurgie classique (du Moyen Âge au XIXe siècle). Des chirurgiens célèbres comme Ambroise Paré classaient les médicaments selon leur capacité à être détersifs (nettoyants) ou incarnatifs (réparateurs).
Conseil
La prise en charge d'une plaie avec perte de substance ne doit jamais se faire par l'automédication avec des remèdes anciens. Un nettoyage rigoureux et parfois des pansements techniques sont nécessaires. Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un infirmier.