- Désigne une pathologie silencieuse, sans signes extérieurs.
- Nécessite des examens biologiques ou d'imagerie pour être identifiée.
- Le dépistage à ce stade permet souvent une prise en charge plus efficace et moins lourde.
Se dit d'une maladie, d'une infection ou d'une anomalie qui est présente dans l'organisme mais qui ne provoque encore aucun symptôme visible (pas de douleur, pas de fièvre, pas de rougeur). Elle ne peut être détectée que par des examens complémentaires comme une prise de sang ou une imagerie médicale.
Etymologie
Formé du préfixe latin infra- (en dessous) et de clinique (du grec klinikos, qui concerne le lit du malade). Cela désigne un état situé sous le seuil de ce que le médecin peut observer lors d'un examen physique direct.
Exemples
- Une hypothyroïdie infraclinique : les analyses de sang montrent une légère anomalie, mais le patient ne ressent aucun signe de fatigue ou de frissons.
- Une lésion mammaire infraclinique : une petite anomalie visible uniquement à la mammographie, non palpable lors d'un examen des seins.
A ne pas confondre
Bien que proches, le terme asymptomatique insiste sur l'absence de plainte du patient, tandis que infraclinique souligne que même l'examen rigoureux du médecin (la "clinique") ne permet pas de poser le diagnostic sans tests supplémentaires.
Cadre medical / Recommandations
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur les dépistages (cancer, diabète) visent justement à identifier des stades infracliniques pour intervenir avant l'apparition de complications.
Conseil
Ne négligez pas les bilans de santé réguliers, car ils permettent de repérer ces anomalies silencieuses. Attention : ce contenu est purement informatif. Seul un médecin peut interpréter des résultats d'examens et décider si un état infraclinique nécessite ou non une prise en charge.