- Technique médicale historique aujourd'hui abandonnée.
- Fondée sur le principe que la forte chaleur de la fièvre tue certains microbes fragiles.
- Remplacée définitivement par la découverte de la pénicilline (antibiotique) après la Seconde Guerre mondiale.
La malariathérapie était une ancienne méthode médicale consistant à transmettre volontairement le paludisme (malaria) à un patient. L'objectif était de provoquer de fortes fièvres pour détruire les bactéries responsables de complications graves de la syphilis.
Etymologie
Composé du mot italien mal'aria (« mauvais air »), nom courant du paludisme, et du grec therapeia (« cure, soin »).
Exemples
- Traitement de la paralysie générale, une forme avancée et neurologique de la syphilis.
- Utilisation historique de moustiques infectés ou d'injections de sang contaminé en milieu hospitalier psychiatrique dans les années 1920.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec la pyrétothérapie générale, qui regroupe toutes les méthodes cherchant à soigner par la fièvre (bains chauds, injection de substances irritantes), alors que la malariathérapie utilise spécifiquement le parasite du paludisme.
En pratique
Cette méthode a valu le prix Nobel de médecine au psychiatre autrichien Julius Wagner-Jauregg en 1927. C'était la première fois qu'un traitement psychiatrique recevait une telle distinction.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif et retrace une pratique historique. La malariathérapie n'est plus pratiquée. En cas de doute sur une infection sexuellement transmissible ou pour tout symptôme neurologique, consultez impérativement un professionnel de santé pour un diagnostic et un traitement moderne.