- Les individus d'une micro-espèce sont quasiment des clones les uns des autres.
- Ce phénomène est fréquent chez les végétaux qui s'autofécondent.
- Cela complique la classification biologique car les différences sont parfois infimes.
Une micro-espèce désigne un petit groupe d'êtres vivants (souvent des plantes ou des micro-organismes) qui sont presque tous identiques génétiquement. Contrairement aux espèces classiques, ils se reproduisent sans brassage génétique important, formant une population très homogène.
Etymologie
Vient du grec mikros (petit) et du latin species (aspect, catégorie). Le terme souligne la subdivision très fine d'une espèce plus large.
Exemples
- Le pissenlit commun, qui comprend des centaines de micro-espèces difficiles à distinguer.
- Certaines ronces ou plantes sauvages se reproduisant par apomixie (reproduction sans fécondation).
- Des souches bactériennes spécifiques au sein d'une même famille.
A ne pas confondre
On l'oppose souvent au linnéon (ou espèce au sens large de Linné), qui présente une grande diversité interne. La micro-espèce est une subdivision beaucoup plus stricte et uniforme.
En pratique
Le concept a été popularisé par le botaniste français Alexis Jordan au XIXe siècle, qui a identifié des milliers de variations au sein d'espèces que l'on pensait uniques.
Conseil
En biologie médicale, la distinction entre des souches très proches (équivalentes aux micro-espèces) peut être cruciale pour identifier la résistance d'une bactérie à un antibiotique. Attention : Ce contenu est purement informatif. En cas de symptômes ou pour toute analyse biologique, référez-vous exclusivement à l'avis de votre médecin ou biologiste médical.