- La paralysie touche uniquement la partie inférieure du corps.
- L'origine est nerveuse (moelle épinière) et non musculaire.
- La rééducation est essentielle pour l'autonomie et la prévention des complications.
La paraplégie est une paralysie des deux membres inférieurs (les jambes) causée par une atteinte de la moelle épinière. Elle entraîne une perte de la motricité et, le plus souvent, de la sensibilité de la partie inférieure du corps.
Etymologie
Le terme vient du grec ancien paraplêgia, formé de para (« à côté de » ou « de travers ») et plêssô (« frapper »). Historiquement, il désignait un état de stupeur ou une paralysie frappant une partie du corps.
Exemples
- Une lésion de la moelle épinière suite à un accident de la route (fracture vertébrale).
- Une compression de la moelle par une tumeur située dans le canal rachidien.
- Une complication neurologique liée à une maladie inflammatoire comme la sclérose en plaques.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la paraplégie avec la tétraplégie, qui touche les quatre membres. On la distingue aussi de l'hémiplégie, qui affecte une seule moitié latérale du corps (bras et jambe du même côté).
Cadre medical / Recommandations
En France, la paraplégie ouvre droit à une reconnaissance de handicap auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). La Haute Autorité de Santé (HAS) émet des recommandations sur la prise en charge de la rééducation et la prévention des complications (urologiques, cutanées).
En pratique
La prise en charge moderne de la paraplégie a été révolutionnée après la Seconde Guerre mondiale par le Dr Ludwig Guttmann à l'hôpital de Stoke Mandeville. Il a transformé le pronostic vital des blessés médullaires en introduisant le sport et la rééducation active, à l'origine des Jeux Paralympiques.
Conseil
La surveillance de la peau (prévention des escarres) et le suivi urinaire sont cruciaux pour la santé à long terme. AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Pour toute question sur votre santé ou un diagnostic de paralysie, consultez impérativement un médecin spécialiste en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation (MPR).