- C'est un temps de repos obligatoire pour les cellules excitables.
- Elle garantit le bon sens de circulation de l'influx nerveux.
- Elle protège le cœur contre des contractions anarchiques (tachycardies).
C'est un court laps de temps juste après l'excitation d'un nerf ou d'un muscle pendant lequel celui-ci est totalement incapable de répondre à un nouveau signal, même très fort. C'est une phase de "verrouillage" nécessaire pour que la cellule puisse se remettre en état de fonctionner.
Etymologie
Du latin refractarius, signifiant « qui résiste » ou « opiniâtre ». En physiologie, cela désigne la résistance d'une cellule à une nouvelle stimulation.
Exemples
- Dans le cœur, cette période empêche le muscle cardiaque de se contracter à nouveau trop vite, ce qui permet aux cavités de se remplir de sang correctement.
- Dans un neurone, cela force l'influx nerveux à circuler dans une seule direction, l'empêchant de revenir en arrière.
A ne pas confondre
Il faut la distinguer de la période réfractaire relative qui suit immédiatement : durant la phase relative, la cellule peut de nouveau être stimulée, mais il faut un signal beaucoup plus puissant que la normale pour obtenir une réaction.
En pratique
Cette propriété fondamentale a été mise en évidence au début du XXe siècle, notamment par les travaux de Keith Lucas, ouvrant la voie à la compréhension du fonctionnement binaire (tout ou rien) des nerfs.
Conseil
La compréhension de cette période est cruciale dans le traitement des arythmies cardiaques. Certains médicaments agissent spécifiquement en allongeant cette durée. Attention : ces informations sont purement pédagogiques. Seul un médecin peut évaluer votre santé cardiovasculaire ou neurologique. Consultez impérativement en cas de palpitations ou de malaise.