- C'est une phase de récupération partielle après un signal.
- Une nouvelle réponse est possible mais nécessite un stimulus plus intense.
- Elle suit immédiatement la période réfractaire absolue.
La période réfractaire relative est la courte phase de récupération d'une cellule (nerveuse ou musculaire) qui suit une activité. Durant ce laps de temps, la cellule est capable de réagir à nouveau, mais elle a besoin d'une stimulation beaucoup plus forte que d'habitude pour se déclencher.
Etymologie
Du grec periodos (circuit, cycle) et du latin refractarius (qui résiste, obstiné). Le terme souligne que la cellule « résiste » partiellement à une nouvelle activation.
Exemples
- Dans le muscle cardiaque, cette phase permet de réguler le rythme des battements en évitant des contractions trop rapprochées.
- Au niveau des neurones, elle intervient pour coder l'intensité d'un message : plus le signal est fort, plus il peut déclencher de réponses durant cette phase.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la période réfractaire absolue, moment initial durant lequel la cellule est totalement insensible et incapable de répondre, quelle que soit l'intensité du signal reçu.
En pratique
Cette notion a été fondamentale dans les travaux de Alan Hodgkin et Andrew Huxley, récompensés par le prix Nobel en 1963, qui ont modélisé les échanges d'ions (sodium et potassium) à travers la membrane des cellules nerveuses.
Conseil
La compréhension de ce mécanisme est essentielle en cardiologie et en neurologie. Une modification de ces périodes peut expliquer certains troubles comme l'épilepsie ou les troubles du rythme. Attention : Ce contenu est purement informatif. Pour toute question sur votre santé ou vos traitements, consultez impérativement un professionnel de santé.