- C'est un terme historique qui n'est plus utilisé par les médecins aujourd'hui.
- Elle représentait le fléau des hôpitaux avant la généralisation du lavage des mains et de la stérilisation.
- Elle a été remplacée par le concept plus précis d'infection nosocomiale ou de gangrène hospitalière.
Terme médical ancien désignant une infection grave et contagieuse des plaies qui se propageait autrefois dans les hôpitaux. Elle provoquait une décomposition rapide des tissus et empêchait la cicatrisation avant que les règles modernes d'hygiène ne soient découvertes.
Etymologie
Dérivé du verbe « pourrir », issu du latin putrere, qui signifie être gâté, corrompu ou tomber en décomposition.
Exemples
- La « pourriture d'hôpital » qui décimait les soldats blessés dans les ambulances militaires au XIXe siècle.
- L'apparition d'une odeur fétide et d'un enduit grisâtre sur une plaie opératoire dans une salle commune surpeuplée.
A ne pas confondre
À distinguer de la gangrène sèche (causée par un arrêt de la circulation sanguine sans infection initiale) et de la gangrène gazeuse (causée par des bactéries spécifiques du sol). La « pourriture » historique était principalement une infection croisée entre patients due au manque d'asepsie.
En pratique
Ce terme a disparu du langage médical moderne suite aux travaux de Louis Pasteur et Joseph Lister sur l'antisepsie. Leurs découvertes ont prouvé que cette pathologie n'était pas une fatalité liée à l'air ambiant, mais une transmission de germes.
Conseil
Ce terme appartient à l'histoire de la médecine. De nos jours, la prévention des infections repose sur une hygiène rigoureuse des mains et des soins stériles. En cas de plaie présentant une rougeur, une chaleur ou une mauvaise odeur, une consultation médicale rapide est impérative. Note : ce contenu est purement informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel.