- Précision millimétrique grâce à un guidage par imagerie.
- Traitement de courte durée (hypofractionnement).
- Moins d'effets secondaires sur les organes voisins sains.
La radiothérapie stéréotaxique est une technique de traitement par rayons d'une précision extrême. Elle permet d'envoyer des doses élevées de radiations sur une zone très réduite, comme une petite tumeur, tout en préservant au maximum les tissus sains environnants.
Etymologie
Vient du grec stereos (« solide », en trois dimensions) et taxis (« arrangement », « ordre »). Le terme désigne la capacité à cibler un point précis dans l'espace grâce à un système de coordonnées géométriques.
Exemples
- Traitement d'une tumeur primitive du poumon de petite taille chez un patient dont l'état ne permet pas une chirurgie.
- Ciblage d'une métastase unique au cerveau pour éviter d'irradier l'ensemble de la boîte crânienne.
A ne pas confondre
Contrairement à la radiothérapie conventionnelle qui traite souvent des zones larges sur plusieurs semaines (20 à 40 séances), la radiothérapie stéréotaxique utilise des faisceaux convergents millimétrés et se termine en peu de temps (généralement 1 à 5 séances).
Cadre medical / Recommandations
En France, l'utilisation de cette technique est encadrée par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l'Institut National du Cancer (INCa), limitant son usage à des indications précises (poumon, foie, cerveau, prostate) et à des centres disposant d'un plateau technique spécifique.
En pratique
L'invention du Gamma Knife par Lars Leksell dans les années 1950 a posé les bases de la stéréotaxie cérébrale. Ce n'est qu'à partir des années 1990 que la technique s'est étendue au reste du corps (SBRT) grâce aux progrès de l'imagerie scanner et IRM.
Conseil
Il est essentiel de bien suivre les consignes d'immobilisation et de marquage (parfois de petits tatouages ou des moules de maintien) pour garantir l'efficacité du tir. AVERTISSEMENT : Ce contenu est purement informatif. Chaque cas est unique ; vous devez impérativement consulter votre oncologue radiothérapeute pour discuter du protocole adapté à votre pathologie.