- La régurgitation est passive et sans effort musculaire.
- Elle est très fréquente et souvent normale (physiologique) chez le nourrisson de moins de un an.
- Chez l'adulte, elle est souvent le signe d'un dysfonctionnement du sphincter de l'œsophage ou d'une hernie hiatale.
La régurgitation est la remontée involontaire et sans effort du contenu de l'estomac ou de l'œsophage vers la bouche. Elle survient sans nausée et sans contractions musculaires abdominales, contrairement au vomissement.
Etymologie
Issu du latin médiéval regurgitare, formé du préfixe re- (en arrière) et de gurges (le gouffre, le gosier, la gorge).
Exemples
- Le "rejet" de lait chez le nourrisson après la tétée ou le biberon.
- La remontée de liquide acide chez un adulte souffrant de reflux gastro-œsophagien (RGO).
- Le reflux de sang à travers une valve cardiaque qui ne se ferme pas correctement (régurgitation mitrale ou aortique).
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la régurgitation avec le vomissement : ce dernier est un acte réflexe violent impliquant une contraction brusque du diaphragme et des muscles de l'abdomen. La régurgitation est également différente du mérycisme, qui est une remontée volontaire et répétée d'aliments pour être mâchés à nouveau.
Cadre medical / Recommandations
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) précisent la prise en charge du reflux gastro-œsophagien du nourrisson, en privilégiant les mesures d'hygiène (positionnement, fractionnement des repas) avant tout traitement médicamenteux pour les formes simples.
Conseil
Pour limiter les régurgitations chez le nourrisson, veillez à bien lui faire faire son rot, évitez de trop serrer sa couche et ne l'allongez pas brusquement après le repas. Attention : ce contenu est informatif. Si les régurgitations s'accompagnent de douleurs, de perte de poids ou de fièvre, consultez impérativement un médecin.