- C'est une réaction automatique de protection du cerveau face à un choc.
- Cela peut donner une sensation d'irréalité ou d'anesthésie émotionnelle.
- Bien que protectrice sur le moment, une dissociation qui dure nécessite un accompagnement thérapeutique.
Se dissocier est un mécanisme de défense psychologique où l'esprit se déconnecte de la réalité, de ses émotions ou de son propre corps. C'est comme si une partie de soi se mettait "en retrait" pour ne plus ressentir une situation trop douloureuse ou traumatisante.
Etymologie
Issu du latin dissociare, formé du préfixe dis- (séparation) et de sociare (unir, joindre). Cela signifie littéralement rompre une union ou séparer ce qui était lié.
Exemples
- Une personne victime d'une agression qui a l'impression de voir la scène du dessus, comme si elle était spectatrice de son propre corps.
- Un individu vivant un stress intense qui ne ressent soudainement plus aucune émotion ni aucune douleur physique.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre la dissociation avec la psychose. Dans la dissociation, la personne peut se sentir déconnectée mais elle n'invente pas une fausse réalité (hallucinations). Elle se distingue aussi de la simple distraction par son intensité et son lien fréquent avec un traumatisme.
Cadre medical / Recommandations
La dissociation est reconnue dans les classifications médicales internationales (DSM-5 et CIM-11) comme un symptôme clé des troubles dissociatifs et de l'état de stress post-traumatique (ESPT). La Haute Autorité de Santé (HAS) l'inclut dans les protocoles de repérage des psychotraumatismes.
En pratique
Le concept a été largement développé par le psychiatre français Pierre Janet à la fin du XIXe siècle. Il a observé que certains patients séparaient des souvenirs douloureux de leur conscience ordinaire pour pouvoir continuer à fonctionner.
Conseil
Si vous avez régulièrement l'impression d'être "à côté de vos pompes" ou déconnecté de vos sensations, parlez-en à un professionnel de santé. Attention : Ce contenu est informatif et ne remplace pas un diagnostic médical. Seul un médecin ou un psychiatre peut évaluer un trouble de la conscience.