- Examen indolore et rapide.
- Ne nécessite pas de participation active du patient.
- Méthode de référence pour prescrire des lunettes aux très jeunes enfants.
La skiascopie est un examen de la vue qui permet de mesurer les défauts visuels (comme la myopie ou l'hypermétropie) de manière « objective », c'est-à-dire sans que le patient n'ait besoin de s'exprimer. Le médecin projette une lumière dans l'œil et observe ses reflets pour déterminer la correction nécessaire.
Etymologie
Vient du grec ancien skia (« ombre ») et skopein (« examiner », « observer »). Littéralement, il s'agit de l'observation des ombres produites par la lumière au fond de l'œil.
Exemples
- Examen de la vision chez un nourrisson ou un jeune enfant qui ne sait pas encore parler ou lire.
- Mesure de la réfraction chez une personne souffrant de troubles cognitifs ou de la communication.
- Vérification précise de la vue après l'instillation de gouttes (cycloplégiques) pour bloquer l'accommodation.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la réfraction subjective, où le patient doit choisir entre plusieurs verres (« est-ce mieux avec le 1 ou le 2 ? »), et de l'autoréfractométrie, qui est une mesure automatique réalisée par une machine.
Cadre medical / Recommandations
Acte médical ou paramédical pratiqué par les ophtalmologistes et les orthoptistes dans le cadre du bilan visuel et de la prescription de dispositifs optiques.
En pratique
Cette technique a été découverte par l'ophtalmologiste français Ferdinand Cuignet en 1873, qui l'avait initialement nommée kératoscopie avant que le terme skiascopie ne s'impose.
Conseil
Lorsqu'elle est pratiquée chez l'enfant, elle nécessite souvent l'utilisation de gouttes pour dilater la pupille. Prévoyez des lunettes de soleil pour la sortie, car la lumière peut être éblouissante après l'examen. Attention : ce contenu est purement informatif. Consultez toujours un professionnel de santé pour tout symptôme visuel ou examen de la vue.