- C'est un trouble neurologique et non une maladie psychiatrique d'origine mentale.
- Il survient généralement après une lésion de l'hémisphère droit du cerveau (comme un AVC).
- Le patient est sincère dans sa conviction, même si elle semble irrationnelle.
La somatoparaphrénie est un trouble rare où une personne, suite à une lésion cérébrale, est convaincue qu'un de ses membres (souvent le bras ou la jambe gauche) ne lui appartient pas. Elle peut affirmer que ce membre appartient à une autre personne, comme un proche ou le médecin.
Etymologie
Vient du grec sôma (corps), para (à côté de / anormal) et phrên (esprit). Littéralement, cela désigne une perception déviante ou délirante du corps.
Exemples
- Un patient victime d'un AVC qui tente de pousser sa propre jambe gauche hors du lit en pensant qu'il s'agit de la jambe d'un autre patient.
- Une personne qui affirme que sa main gauche appartient en réalité à son conjoint assis à côté d'elle.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'anosognosie, qui est l'incapacité de reconnaître l'existence d'une maladie ou d'une paralysie, alors que la somatoparaphrénie ajoute un délire d'appartenance (attribuer le membre à quelqu'un d'autre). Elle diffère aussi de l'hémiasomatognosie, où le patient ignore simplement une moitié de son corps sans forcément l'attribuer à autrui.
En pratique
Ce terme a été popularisé par le neurologue Josef Gerstmann en 1942 pour décrire des cas cliniques fascinants de patients ayant des lésions au lobe pariétal droit du cerveau.
Conseil
Face à un tel comportement chez un proche, il est crucial de ne pas se moquer ou d'entrer dans un conflit logique frontal. Contactez d'urgence un service de neurologie. Attention : ce contenu est informatif et ne remplace en aucun cas un avis médical professionnel.