- Le terme désigne un rôle de soutien et d'amarrage.
- Il s'agit le plus souvent de ligaments, mais parfois de fibres musculaires.
- Sa défaillance peut entraîner un déplacement ou un affaissement de l'organe (ptôse).
En anatomie, l'adjectif suspenseur qualifie un tissu (généralement un ligament ou un muscle) dont la fonction est de soutenir et de maintenir un organe ou une structure du corps en position. Il agit comme une sangle ou un élastique naturel qui empêche l'organe de s'affaisser sous l'effet de la pesanteur.
Etymologie
Dérivé du latin suspendere, signifiant « suspendre » ou « accrocher en haut », composé du préfixe sus- (en dessous vers le haut) et pendere (être suspendu).
Exemples
- Le ligament suspenseur du cristallin (zonule de Zinn) qui maintient la lentille de l'œil pour permettre la mise au point visuelle.
- Les ligaments suspenseurs du sein (ligaments de Cooper) qui assurent la fermeté et le maintien de la glande mammaire.
- Le ligament suspenseur de l'ovaire qui relie l'ovaire à la paroi du bassin.
- Le ligament suspenseur du pénis qui rattache la base de l'organe à la symphyse pubienne.
A ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec un muscle élévateur, qui a pour rôle de produire un mouvement actif vers le haut, alors que le suspenseur assure principalement un maintien passif de la structure anatomique.
En pratique
L'anatomiste Sir Astley Cooper a décrit au XIXe siècle les ligaments suspenseurs du sein, aujourd'hui nommés « ligaments de Cooper », essentiels dans la compréhension de l'anatomie mammaire et des techniques de chirurgie plastique.
Conseil
En cas de sensation de pesanteur inhabituelle, de modification de la forme d'un organe (sein, testicules) ou de troubles de la vision, les structures suspenseuses peuvent être en cause. Attention : Ce contenu est purement informatif. Il est impératif de consulter un médecin pour tout symptôme ou question de santé, seul un examen clinique peut établir un diagnostic.