- C'est une intervention majeure utilisée principalement en cancérologie.
- La reconstruction plastique peut être proposée dans le même temps opératoire.
- Un suivi régulier après l'opération est indispensable pour surveiller la cicatrisation.
La vulvectomie est une opération chirurgicale qui consiste à enlever une partie ou la totalité de la vulve (les organes génitaux externes de la femme). Elle est le plus souvent réalisée pour traiter un cancer ou des lésions qui risquent de devenir cancéreuses.
Etymologie
Dérivé du latin vulva (« enveloppe », « vulve ») et du suffixe grec -ektomē signifiant « ablation » ou « action de couper ».
Exemples
- Vulvectomie partielle : le chirurgien retire uniquement la zone malade avec une marge de sécurité.
- Vulvectomie radicale : retrait plus profond et plus large de la vulve, parfois associé au retrait des ganglions de l'aine.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec la vaginectomie (ablation du vagin) ou l'épisiotomie (incision chirurgicale simple pratiquée lors d'un accouchement pour faciliter le passage du bébé).
Cadre medical / Recommandations
L'intervention s'inscrit dans les protocoles de soins de l'Institut National du Cancer (INCa) et de la Haute Autorité de Santé (HAS). Elle nécessite obligatoirement une discussion préalable en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) et un consentement éclairé de la patiente.
En pratique
Au cours du XXe siècle, cette chirurgie est passée d'une approche systématiquement très large et mutilante à une approche plus conservatrice, visant à préserver au maximum la fonction sexuelle et l'aspect esthétique sans compromettre la guérison.
Conseil
Après l'intervention, une hygiène locale rigoureuse est essentielle pour prévenir les infections. Le port de sous-vêtements en coton amples est recommandé. Avertissement : Ce contenu est purement informatif. Pour tout symptôme suspect au niveau vulvaire, consultez impérativement un gynécologue.