- Il s'agit d'une douleur chronique de la vulve sans cause visible évidente.
- Ce n'est pas une maladie contagieuse ni le signe d'un manque d'hygiène.
- Une prise en charge globale permet souvent de réduire significativement les symptômes.
La vulvodynie est une douleur chronique située au niveau de la vulve (l'ensemble des organes génitaux externes de la femme) qui dure depuis plus de trois mois. Cette douleur ressemble souvent à une brûlure ou une irritation, sans qu'aucune infection ou maladie de peau visible ne puisse l'expliquer immédiatement.
Etymologie
Vient du latin vulva (« enveloppe », « utérus ») et du grec ancien odunê (« douleur »).
Exemples
- Douleur vive lors de l'insertion d'un tampon ou lors d'un rapport sexuel.
- Sensation de brûlure persistante déclenchée par le port de vêtements serrés ou une position assise prolongée.
- Irritation vulvaire sans présence de mycose après examen médical.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la vaginite, qui est une inflammation causée par une infection (champignon, bactérie), et du vaginisme, qui est une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien empêchant toute pénétration.
Cadre medical / Recommandations
La prise en charge repose sur les recommandations des sociétés savantes comme le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français), préconisant une approche multidisciplinaire (médicale, kinésithérapeutique et psychologique).
En pratique
Longtemps méconnue et qualifiée à tort de trouble purement psychologique, la vulvodynie est aujourd'hui reconnue par les instances internationales (ISSVD) comme une véritable pathologie de la douleur liée à une hypersensibilité des fibres nerveuses.
Conseil
Privilégiez les sous-vêtements en coton, évitez les toilettes intimes trop fréquentes ou avec des produits agressifs. Attention : ce contenu est informatif. Si vous souffrez de douleurs génitales, il est essentiel de consulter un gynécologue ou une sage-femme pour écarter d'autres pathologies.