- Il s'agit d'une blessure émotionnelle qui prend souvent racine dans l'enfance.
- Elle peut mener à des comportements d'auto-sabotage relationnel.
- Une prise en charge thérapeutique permet de restaurer la confiance en soi et en l'autre.
L'abandonnisme est un état psychologique caractérisé par une peur intense, permanente et souvent injustifiée d'être délaissé ou rejeté par les personnes aimées. Cette insécurité affective profonde peut entraîner des difficultés relationnelles importantes.
Etymologie
Dérivé du français « abandon » (issu de l'expression « mettre à bandon », c'est-à-dire à la discrétion d'autrui) associé au suffixe « -isme » qui désigne un système ou un état pathologique.
Exemples
- Une personne qui met fin à une relation amoureuse dès que les sentiments deviennent forts, par peur d'être quittée la première.
- Un besoin de réassurance permanent et excessif auprès de son entourage pour vérifier que l'on est toujours aimé.
- Une réaction de colère disproportionnée face à un simple retard d'un proche, interprété comme un signe de désintérêt.
A ne pas confondre
L'abandonnisme se distingue de la dépendance affective : là où le dépendant cherche à être pris en charge, l'abandonnique craint surtout la rupture du lien. Il diffère aussi de l'anxiété de séparation, qui est une étape normale du développement chez le jeune enfant.
En pratique
Le concept a été théorisé par la psychanalyste suisse Germaine Guex dans les années 1950 sous le terme de « névrose d'abandon », pour décrire des patients souffrant d'un sentiment d'insécurité lié à des carences affectives précoces.
Conseil
Il est essentiel de comprendre que cette peur est souvent liée au passé et non à la réalité présente de vos relations. Un travail sur l'estime de soi est souvent la clé pour s'en libérer. Note importante : ce contenu est purement informatif. Pour tout symptôme de détresse psychologique, demandez l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé mentale.