- L'élément accessoire soutient ou complète l'action d'un élément principal.
- Il est souvent sollicité en cas de besoin de puissance supplémentaire.
- Son dysfonctionnement peut révéler une pathologie sous-jacente de l'élément principal.
En anatomie, l'adjectif « accessoire » qualifie un muscle, un nerf ou un organe qui vient en renfort d'une structure principale. Il aide à accomplir une fonction ou à stabiliser un mouvement, mais n'en est pas le moteur premier.
Etymologie
Vient du latin médiéval accessorius, dérivé du verbe accedere qui signifie « s'approcher de » ou « s'ajouter à ».
Exemples
- Le nerf accessoire (11ème nerf crânien) qui permet de faire pivoter la tête et de hausser les épaules.
- Les muscles respiratoires accessoires (muscles du cou et de la poitrine) qui s'activent uniquement lors d'un effort intense ou d'une gêne respiratoire.
- La rate accessoire, un petit nodule de tissu splénique supplémentaire présent chez certaines personnes.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec un organe « vestigial » (qui n'a plus de fonction apparente) ou « surnuméraire » (qui est en trop par erreur de développement). L'accessoire a une fonction de soutien bien définie.
En pratique
Historiquement, la description du nerf spinal accessoire par Thomas Willis au XVIIe siècle a permis de mieux comprendre comment le cerveau contrôle les mouvements complexes du cou indépendamment des autres nerfs crâniens.
Conseil
Si vous observez qu'une personne utilise visiblement les muscles de son cou pour respirer (tirage), il s'agit d'un signe de détresse respiratoire. Contactez immédiatement les services d'urgence. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace en aucun cas l'avis d'un professionnel de santé.