- Désigne un transfert de matériel biologique entre deux humains différents.
- Nécessite une sélection rigoureuse du donneur pour éviter la transmission de maladies.
- Est la méthode de référence pour restaurer un microbiote intestinal dégradé.
Le terme allogénique qualifie un don ou une greffe (de cellules, de tissus ou de microbiote) provenant d'un individu de la même espèce, mais génétiquement différent du receveur. C'est le contraire d'un prélèvement fait sur soi-même.
Etymologie
Issu du grec allos (« autre ») et gennos (« origine » ou « naissance »).
Exemples
- Une transplantation de microbiote fécal (TMF) où les selles d'un donneur sain sont transférées à un patient malade.
- Une greffe de moelle osseuse prélevée sur un donneur compatible pour traiter une leucémie.
A ne pas confondre
On le distingue de l'autologue (le donneur est le receveur lui-même), du syngénique (donneur et receveur sont des jumeaux identiques) et du xénogénique (provenant d'une espèce différente, comme une valve cardiaque de porc).
Cadre medical / Recommandations
En France, la transplantation de microbiote fécal allogénique est encadrée par l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). Elle est considérée comme un médicament et doit respecter des protocoles stricts de dépistage du donneur et de préparation en milieu hospitalier.
Conseil
Les procédures allogéniques, notamment la transplantation de microbiote, ne doivent jamais être réalisées de manière artisanale en raison des risques infectieux majeurs. Elles requièrent un suivi médical strict. Ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas une consultation médicale.