- Incapacité à créer de nouveaux souvenirs (oubli au fur et à mesure).
- La mémoire des événements passés (avant le choc) est généralement conservée.
- C'est souvent le signe d'une atteinte de l'hippocampe, une zone précise du cerveau.
L'amnésie antérograde est un trouble de la mémoire qui empêche une personne de former de nouveaux souvenirs après l'événement déclencheur (accident, choc, maladie). Si les souvenirs du passé restent souvent intacts, les nouveaux événements sont oubliés au fur et à mesure, comme si le cerveau ne pouvait plus "enregistrer" l'information.
Etymologie
Vient du grec amnêsia (oubli) et du latin ante (avant) avec gradus (marche, pas). Littéralement, il s'agit d'un oubli qui progresse vers l'avant à partir d'un point donné.
Exemples
- Une personne victime d'un traumatisme crânien qui se souvient parfaitement de son enfance mais oublie le nom du médecin rencontré il y a dix minutes.
- L'effet de certains médicaments sédatifs ou anesthésiants qui provoquent un oubli total de l'examen médical pendant qu'il se déroule.
A ne pas confondre
On la distingue de l'amnésie rétrograde, qui est l'incapacité de se souvenir des événements survenus avant le début de la maladie ou de l'accident.
Cadre medical / Recommandations
L'évaluation des troubles mnésiques fait l'objet de recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), notamment dans le cadre du diagnostic des maladies neurodégénératives ou du suivi des traumatismes crâniens graves.
En pratique
Le cas historique le plus célèbre est celui du patient H.M. (Henry Molaison). Après une chirurgie du cerveau en 1953 pour traiter une épilepsie, il est devenu incapable de former le moindre nouveau souvenir conscient, permettant aux scientifiques de découvrir que l'hippocampe est le siège de la mémorisation.
Conseil
Toute perte de mémoire soudaine ou inhabituelle doit conduire à une consultation médicale d'urgence (neurologue). Notez que ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un avis médical personnalisé.