- Le sous-diagnostic retarde la prise en charge et le traitement.
- Il concerne souvent des maladies aux symptômes peu spécifiques (fatigue, douleurs diffuses).
- Il peut entraîner une errance médicale de plusieurs années pour le patient.
Le sous-diagnostic désigne le fait de ne pas identifier une maladie chez une personne qui en souffre réellement. Cela signifie que le nombre de cas officiellement recensés est inférieur à la réalité de la population malade.
Etymologie
Composé du préfixe « sous- » (du latin sub, marquant l'insuffisance) et de « diagnostiquer », issu du grec ancien diagignōskein signifiant « discerner » ou « reconnaître par l'examen ».
Exemples
- L'endométriose a longtemps été sous-diagnostiquée car les douleurs menstruelles étaient considérées comme normales.
- L'apnée du sommeil est souvent sous-diagnostiquée chez les patients qui ne se plaignent que de fatigue légère sans réaliser qu'ils cessent de respirer la nuit.
- L'hémochromatose (excès de fer) est une maladie génétique fréquente mais souvent identifiée tardivement.
A ne pas confondre
À ne pas confondre avec le surdiagnostic (diagnostiquer une anomalie qui n'aurait jamais évolué ou causé de symptômes) ou l'erreur de diagnostic (confondre une maladie avec une autre).
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) publie régulièrement des recommandations de bonnes pratiques pour améliorer le dépistage de pathologies sous-diagnostiquées afin d'éviter la « perte de chance » pour le patient.
En pratique
Historiquement, l'autisme chez les femmes a été massivement sous-diagnostiqué car les critères d'évaluation initiaux avaient été établis quasi exclusivement à partir d'observations sur des garçons.
Conseil
Si vous souffrez de symptômes persistants que les examens classiques n'expliquent pas, n'hésitez pas à préparer une liste précise de vos observations pour votre médecin. Attention : ce contenu est informatif. Un diagnostic ne peut être posé que par un professionnel de santé lors d'une consultation personnalisée.