- Provoque une perte de conscience totale et réversible.
- Requiert une surveillance médicale constante des fonctions vitales (cœur, respiration).
- Nécessite souvent d'être à jeun pour éviter les complications pulmonaires.
Un anesthésique général est un médicament ou une substance utilisée pour plonger un patient dans un sommeil profond et artificiel. Il permet de réaliser des interventions chirurgicales ou des examens médicaux sans que la personne ne ressente de douleur ou ne garde de souvenir de l'acte.
Etymologie
Le mot anesthésique vient du grec ancien anaisthesia, composé du préfixe privatif an- et de aisthêsis (sensation), signifiant littéralement « absence de sensation ». L'adjectif général vient du latin generalis, pour indiquer que l'effet porte sur l'ensemble de l'organisme.
Exemples
- Le propofol, couramment utilisé par injection intraveineuse pour l'endormissement rapide.
- Le sévoflurane, un gaz administré par masque pour maintenir le patient endormi.
- La kétamine, utilisée pour ses propriétés à la fois sédatives et antidouleur.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'anesthésique général avec l'anesthésique local (qui n'endort qu'une petite zone précise, comme une gencive) ou l'anesthésique locorégional (qui bloque la douleur dans une partie entière du corps, comme une jambe, via une péridurale par exemple), où le patient reste conscient.
Cadre medical / Recommandations
En France, l'administration d'un anesthésique général est régie par le Code de la santé publique. Elle impose une consultation pré-anesthésique obligatoire au moins 48 heures avant l'intervention (sauf urgence) et nécessite la présence d'un médecin anesthésiste-réanimateur ou d'un infirmier anesthésiste diplômé d'État.
En pratique
La première démonstration publique réussie de l'anesthésie générale à l'éther a été réalisée par William Morton en 1846 à Boston, marquant le début de la chirurgie moderne sans douleur.
Conseil
Préparez votre consultation d'anesthésie en listant tous vos médicaments, vos allergies et vos antécédents médicaux. Respectez impérativement les consignes de jeûne. Avertissement : ce contenu est purement informatif. Consultez impérativement votre médecin ou votre anesthésiste-réanimateur pour tout avis médical ou question relative à une intervention prévue.