- Il s'agit d'un décalage dans l'apprentissage des codes sociaux par rapport à l'âge réel.
- Ce terme est de moins en moins utilisé en médecine moderne au profit de diagnostics plus précis comme les troubles du neurodéveloppement.
- Une prise en charge précoce permet d'améliorer l'autonomie et l'intégration sociale.
L'arriération sociale désigne un décalage entre les capacités d'interaction d'une personne et ce qui est habituellement attendu à son âge. Cela se traduit par une difficulté à comprendre les codes de la vie en société, à communiquer avec les autres ou à s'adapter aux règles collectives.
Etymologie
Le mot « arriération » vient du latin ad retro, signifiant « en arrière ». Le terme « social » provient du latin socialis, qui concerne l'allié ou le compagnon.
Exemples
- Un enfant qui ne parvient pas à comprendre les règles de base d'un jeu collectif malgré des explications répétées.
- Un adolescent qui peine à saisir le second degré, l'ironie ou les expressions du visage de ses interlocuteurs.
- Une difficulté persistante à nouer des amitiés par manque de compréhension des codes relationnels.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'arriération sociale avec la déficience intellectuelle (qui concerne les capacités de raisonnement global) ou la phobie sociale (qui est une peur intense du regard des autres, et non un manque de compréhension des codes). Elle est aujourd'hui souvent intégrée dans le cadre plus large des troubles du spectre de l'autisme ou des troubles de la communication sociale.
Cadre medical / Recommandations
L'évaluation de ces difficultés peut donner lieu à une reconnaissance de handicap par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) pour l'obtention d'aides humaines ou scolaires (AESH). La Haute Autorité de Santé (HAS) publie régulièrement des recommandations sur le diagnostic des troubles du neurodéveloppement.
Conseil
Si vous observez un décalage important dans le comportement social d'un enfant, parlez-en à un pédiatre ou un médecin généraliste. Attention : ces informations ne remplacent en aucun cas un diagnostic médical. Seul un professionnel de santé (psychiatre, neuropsychologue) peut évaluer ces troubles via des tests standardisés.