- L'automédication doit être de courte durée (quelques jours maximum).
- Elle présente des risques d'interactions médicamenteuses et de masquage de symptômes graves.
- Le pharmacien est l'interlocuteur privilégié pour sécuriser cette pratique.
L'action de prendre un médicament de sa propre initiative pour soigner un symptôme que l'on a identifié soi-même, sans consulter de médecin au préalable ni disposer d'une ordonnance spécifique pour l'épisode actuel.
Etymologie
Composé du préfixe grec auto- (soi-même) et du verbe médicamenter, dérivé du latin medicamentum (remède, drogue).
Exemples
- Prendre un cachet de paracétamol pour soulager un mal de tête passager.
- Utiliser un reste d'antibiotiques d'une ancienne prescription pour soigner une nouvelle angine (pratique déconseillée).
- Acheter une crème apaisante en pharmacie pour une piqûre d'insecte sans voir un médecin.
A ne pas confondre
Il faut distinguer l'automédication responsable (utilisation de médicaments sans ordonnance avec le conseil d'un pharmacien) de l'automédication sauvage (utilisation de médicaments normalement soumis à prescription médicale, comme les antibiotiques ou les psychotropes, sans avis médical).
Cadre medical / Recommandations
En France, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) encadre la liste des médicaments disponibles en libre accès (devant le comptoir). La vente de médicaments en ligne est également strictement réglementée pour limiter les risques liés à l'automédication.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Avant de vous automédicamenter, lisez toujours la notice et demandez l'avis de votre pharmacien. Si les symptômes persistent au-delà de 2 ou 3 jours, ou s'ils s'aggravent, consultez impérativement un médecin. Ne pratiquez jamais l'automédication chez le nourrisson, la femme enceinte ou la personne âgée sans un feu vert médical préalable.