- C'est une méthode non invasive qui respecte le corps du défunt.
- Elle permet de créer des images 3D définitives qui peuvent être réexaminées des années plus tard.
- Elle est souvent utilisée en complément de l'autopsie classique pour plus de précision.
L'autopsie par imagerie, aussi appelée virtopsie, est un examen du corps d'une personne décédée réalisé sans ouverture chirurgicale. On utilise des appareils de radiologie comme le scanner (TDM) ou l'IRM pour visualiser l'intérieur du corps en trois dimensions et rechercher les causes du décès.
Etymologie
Le mot « autopsie » vient du grec autos (soi-même) et opsis (vue), signifiant « voir de ses propres yeux ». L'imagerie désigne l'ensemble des techniques permettant de créer des représentations visuelles de l'intérieur d'un corps.
Exemples
- Recherche de fractures ou de lésions internes après un accident de la route.
- Localisation précise d'un projectile (balle) ou d'un corps étranger dans un cadre médico-légal.
- Étude des malformations cardiaques chez un nouveau-né décédé pour conseiller les parents.
A ne pas confondre
À la différence de l'autopsie traditionnelle (ou « invasive »), qui nécessite de pratiquer des incisions pour observer les organes, l'autopsie par imagerie préserve l'intégrité physique du corps. Elle est souvent complémentaire mais ne remplace pas toujours l'examen microscopique des tissus (anatomopathologie).
Cadre medical / Recommandations
En France, cette technique est encadrée par le Code de procédure pénale lorsqu'elle est demandée par la justice. Elle doit être réalisée dans des instituts médico-légaux équipés. Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) soulignent son utilité pour documenter les preuves de manière numérique et permanente.
En pratique
Le concept de « virtopsie » a été développé à la fin des années 1990 par l'équipe du professeur Richard Dirnhofer à l'université de Berne, en Suisse, marquant un tournant technologique majeur dans la médecine légale moderne.
Conseil
L'autopsie par imagerie est un outil de diagnostic post-mortem. Si vous êtes confronté au décès d'un proche et que des questions subsistent sur la cause de la mort, n'hésitez pas à demander au médecin de l'établissement ou aux autorités si cette technique est disponible. Attention : ce contenu est informatif ; pour toute situation réelle, consultez un médecin légiste ou un avocat spécialisé.