- C'est une pratique volontaire détournant l'insuline de son usage vital pour un objectif de minceur.
- Elle expose à un risque immédiat de complications graves, notamment l'acidocétose (acidification du sang).
- Elle nécessite un accompagnement médical et psychologique sans jugement.
L'autorestriction insulinique est le fait, pour une personne diabétique, de diminuer ou de supprimer volontairement ses doses d'insuline dans le but de perdre du poids. En l'absence d'insuline suffisante, le corps élimine le sucre par les urines, ce qui entraîne une perte de calories mais met la santé gravement en danger.
Etymologie
Vient du préfixe grec auto- (soi-même), du latin restrictio (limitation) et de insuline (hormone sécrétée par les îlots du pancréas, du latin insula, île).
Exemples
- Une personne diabétique de type 1 qui ne s'injecte que la moitié de la dose d'insuline prévue pour son repas afin de ne pas grossir.
- L'arrêt complet des injections d'insuline rapide pendant plusieurs jours pour compenser des excès alimentaires.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'autorestriction insulinique avec l'oubli accidentel d'une dose ou avec l'ajustement thérapeutique (adaptation des doses en fonction de l'activité physique ou des repas) encadré par un médecin. On utilise parfois le terme non médical de diabulimie pour désigner ce comportement lorsqu'il s'apparente à un trouble des conduites alimentaires.
Cadre medical / Recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) souligne l'importance du repérage des troubles psychologiques dans le suivi du diabète de type 1. Ce comportement est reconnu comme un signe de souffrance psychologique nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire (diabétologue et psychiatre/psychologue).
Conseil
Si vous ressentez le besoin de réduire vos doses pour contrôler votre poids, parlez-en ouvertement à votre diabétologue ou à une équipe de soins infirmiers. Attention : l'autorestriction insulinique peut provoquer des lésions irréversibles aux yeux, aux reins et au cœur très rapidement. Ce contenu est informatif ; seul un médecin peut évaluer votre traitement et vous proposer un soutien adapté.