- Risque de rejet ou de réaction immunitaire nul puisque c'est le sang du patient.
- Absence de risque de transmission de maladies infectieuses provenant d'un donneur tiers.
- Technique utile principalement pour les chirurgies lourdes et programmées.
L'autotransfusion est une technique médicale consistant à réinjecter à un patient son propre sang. Cela permet d'éviter d'utiliser le sang d'un donneur anonyme lors d'une intervention chirurgicale ou après une perte de sang importante.
Etymologie
Vient du grec autos (« soi-même ») et du latin transfusio (« action de transvaser »).
Exemples
- Le don autologue différé : le patient donne son sang quelques semaines avant une opération prévue (comme une prothèse de hanche) pour qu'il lui soit réservé.
- La récupération peropératoire : pendant une chirurgie, une machine aspire le sang perdu par le patient, le nettoie et le lui réinjecte immédiatement.
A ne pas confondre
On la distingue de la transfusion homologue (ou allogénique), où le sang provient d'une autre personne. Elle diffère aussi du don de sang classique qui est un acte bénévole destiné à des receveurs inconnus.
Cadre medical / Recommandations
En France, cette pratique est strictement encadrée par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour garantir la sécurité et la traçabilité.
En pratique
Le développement de l'autotransfusion a connu un essor majeur à la suite du scandale du sang contaminé dans les années 1980, afin de limiter au maximum le recours au sang de donneurs tiers pour les chirurgies programmées.
Conseil
Si vous prévoyez une chirurgie importante, discutez avec votre anesthésiste des options de gestion du sang. L'autotransfusion n'est pas systématique et dépend de votre taux de fer et de votre état de santé général. Ce contenu est purement informatif et ne remplace pas l'avis de votre équipe médicale.