- Elle regroupe les sens du goût et de l'odorat.
- Elle assure une surveillance interne invisible (oxygène, acidité du sang).
- Elle est vitale pour détecter des dangers potentiels (aliments avariés, fumée).
La chémoréception est la capacité du corps à détecter des substances chimiques présentes dans son environnement (comme les odeurs) ou à l'intérieur de lui-même (comme le taux de sucre ou d'oxygène). C'est un mécanisme sensoriel essentiel qui permet à l'organisme de réagir de manière appropriée pour sa survie.
Etymologie
Formé à partir du grec chēmeia (« chimie ») et du latin receptio (« action de recevoir »). Le terme décrit littéralement la capture de messages chimiques par des cellules spécialisées.
Exemples
- L'olfaction : les récepteurs du nez captent les molécules odorantes flottant dans l'air.
- La gustation : les papilles de la langue identifient les saveurs (sucré, salé, etc.) des aliments.
- Le contrôle artériel : des capteurs situés dans les artères surveillent le taux de gaz carbonique (CO2) pour réguler la respiration.
A ne pas confondre
Elle se distingue de la mécanoréception (sensibilité aux pressions physiques comme le toucher ou l'ouïe) et de la photoréception (sensibilité à la lumière pour la vision).
En pratique
Le physiologiste belge Corneille Heymans a reçu le prix Nobel de médecine en 1938 pour avoir découvert comment certains organes (le sinus carotidien et l'aorte) utilisent la chémoréception pour réguler le rythme respiratoire en fonction de la composition du sang.
Conseil
Une perte ou une modification de la perception des odeurs ou des goûts doit vous amener à consulter un médecin généraliste ou un ORL. Cela peut être le signe d'une inflammation, d'une infection ou d'un trouble plus complexe. Avertissement : ce contenu est purement informatif et ne remplace en aucun cas un avis médical personnalisé.