- C'est une mesure de prévention et non un soin pour guérir.
- Elle est souvent limitée à la durée de l'exposition au risque.
- Elle doit impérativement faire l'objet d'une prescription médicale.
La chimioprophylaxie consiste à prendre un médicament dans le but de prévenir l'apparition d'une maladie. On l'utilise généralement de manière temporaire lorsqu'une personne est exposée à un risque spécifique d'infection ou de complication.
Etymologie
Dérivé du grec khêmeia (chimie) et prophulaxis (précaution, action de garder). Il s'agit littéralement d'une protection assurée par des substances chimiques.
Exemples
- La prise d'un traitement antipaludique lors d'un voyage dans une zone à risque.
- L'administration d'antibiotiques à une personne ayant été en contact étroit avec un patient atteint de méningite.
- La PrEP (prophylaxie pré-exposition) pour prévenir l'infection par le VIH.
A ne pas confondre
Elle se distingue du traitement curatif, qui intervient une fois que la maladie est déclarée. Elle diffère aussi de la vaccination : le vaccin entraîne le système immunitaire à se défendre sur le long terme, alors que la chimioprophylaxie n'est efficace que tant que le médicament circule dans l'organisme.
Cadre medical / Recommandations
Les protocoles de chimioprophylaxie sont définis par des recommandations nationales (HAS, ANSM) et internationales (OMS), notamment pour encadrer l'usage des antibiotiques et éviter le développement de résistances bactériennes.
En pratique
L'utilisation historique de la quinine par les explorateurs pour prévenir le paludisme constitue l'un des premiers exemples à grande échelle de chimioprophylaxie médicamenteuse.
Conseil
Si une chimioprophylaxie vous est prescrite, respectez scrupuleusement les horaires et la durée du traitement. Important : ce contenu est purement informatif. Consultez toujours un médecin pour évaluer vos risques et obtenir une prescription adaptée à votre état de santé.