- C'est une forme d'instabilité de l'humeur qui dure au moins deux ans.
- Les variations sont moins extrêmes que dans la bipolarité mais sont handicapantes par leur fréquence.
- Un suivi spécialisé permet de stabiliser les émotions au quotidien.
Se dit d'une personne dont l'humeur oscille de façon chronique entre des phases d'euphorie modérée et des phases de légère déprime. Cet état est plus intense et fréquent que les variations d'humeur classiques, mais moins sévère que les troubles bipolaires. Attention : ce contenu est purement informatif et ne remplace pas un diagnostic médical.
Etymologie
Issu du grec ancien kuklos (le cercle, le cycle) et thumos (l'humeur, le cœur ou l'esprit).
Exemples
- Une personne qui se sent débordante d'énergie et de projets pendant trois jours, puis devient soudainement morose et fatiguée sans raison apparente.
- Une instabilité émotionnelle qui perturbe la vie sociale ou professionnelle en raison de changements d'humeur imprévisibles.
A ne pas confondre
Il ne faut pas confondre le trouble cyclothymique avec le trouble bipolaire (où les épisodes de manie et de dépression sont beaucoup plus graves et longs) ou le trouble de la personnalité borderline (où l'instabilité est souvent déclenchée par des événements relationnels et s'accompagne d'une peur de l'abandon).
Cadre medical / Recommandations
La cyclothymie est classée parmi les troubles de l'humeur dans les manuels internationaux (DSM-5 et CIM-11). La Haute Autorité de Santé (HAS) souligne l'importance d'un diagnostic précoce pour prévenir l'aggravation vers un trouble bipolaire.
En pratique
Le terme a été introduit en 1882 par le psychiatre allemand Karl Ludwig Kahlbaum pour décrire des formes légères de folie circulaire, ouvrant la voie à la compréhension moderne des troubles de l'humeur.
Conseil
Il est conseillé de maintenir une hygiène de vie régulière (sommeil, repas) et d'éviter les substances excitantes comme l'alcool ou les drogues qui accentuent les cycles. Ce contenu ne constitue pas un avis médical personnalisé ; il est impératif de consulter un professionnel de santé (médecin généraliste ou psychiatre) pour toute question relative à votre santé mentale.