- C'est l'ancêtre de tous les anticoagulants oraux modernes.
- Il agit en bloquant l'action de la Vitamine K.
- Un surdosage entraîne un risque majeur d'hémorragie interne.
Le dicoumarol est une substance qui empêche le sang de coaguler (un anticoagulant). Il a été historiquement le premier médicament de ce type à être utilisé pour fluidifier le sang et éviter la formation de caillots bouchant les vaisseaux sanguins.
Etymologie
Vient du préfixe grec di- (deux) et de coumarine. Le mot coumarine dérive du "coumarou", nom de l'arbre à fève tonka dans une langue indigène de Guyane, dont la substance est extraite.
Exemples
- Traitement historique de la thrombose veineuse profonde.
- Utilisation comme principe actif dans certains produits raticides (mort-aux-rats).
A ne pas confondre
Il est souvent confondu avec la warfarine (Coumadine). Bien qu'ils appartiennent à la même famille, la warfarine est un dérivé synthétique plus récent, plus puissant et plus facile à doser, ce qui a rendu l'usage médical du dicoumarol quasi obsolète.
Cadre medical / Recommandations
En tant qu'antivitamine K (AVK), ses dérivés font l'objet d'un suivi strict par l'ANSM. En France, l'usage médical du dicoumarol pur a été remplacé par des molécules mieux contrôlées comme la fluindione ou l'acénocoumarol.
En pratique
Sa découverte remonte aux années 1920, suite à une enquête sur une maladie mystérieuse qui faisait mourir le bétail d'hémorragies après avoir consommé du foin de mélilot (trèfle doux) moisi. Le biochimiste Karl Paul Link a isolé la molécule responsable en 1940.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Si vous prenez un traitement pour fluidifier le sang, respectez scrupuleusement les doses prescrites. En cas de saignements inhabituels (nez, gencives) ou d'apparition de taches bleues sur la peau, consultez immédiatement un médecin. Un contrôle régulier de la coagulation (INR) est impératif pour ce type de traitement.