- Le DES est un perturbateur endocrinien qui a causé des complications graves sur plusieurs générations.
- Il augmente le risque de cancers vaginaux et d'anomalies de l'utérus chez les femmes exposées avant leur naissance.
- Une surveillance médicale régulière est indispensable pour toute personne ayant été exposée.
Le diéthylstilbestrol (ou DES) est un médicament hormonal de synthèse qui imite les œstrogènes. Prescrit massivement aux femmes enceintes entre 1948 et 1977 pour prévenir les fausses couches, il s'est révélé être un perturbateur endocrinien dangereux pour la santé des mères et de leurs enfants.
Etymologie
Formé à partir de di- (deux), éthyl (groupement chimique éthyle) et stilbestrol, un terme dérivé du noyau chimique stilbène associé au suffixe -estrol relatif aux hormones œstrogènes.
Exemples
- Le Distilbène, nom commercial le plus connu sous lequel cette molécule a été vendue en France.
- Le suivi médical spécifique des « filles DES » pour surveiller l'apparition de tissus anormaux sur le col de l'utérus.
A ne pas confondre
Il ne doit pas être confondu avec les œstrogènes naturels produits par l'organisme (comme l'estradiol) ou avec les œstrogènes utilisés dans les pilules contraceptives actuelles, dont les structures et les risques diffèrent totalement.
Cadre medical / Recommandations
Le DES est interdit chez la femme enceinte en France depuis 1977. La Haute Autorité de Santé (HAS) encadre le suivi médical des personnes exposées in utero (avant la naissance) par des protocoles de dépistage spécifiques.
En pratique
Ce produit a donné lieu à des procès majeurs en santé publique. La jurisprudence française a notamment reconnu la responsabilité des laboratoires pharmaceutiques, facilitant l'indemnisation des victimes lorsque le lien entre l'exposition maternelle et la pathologie est établi.
Conseil
AVERTISSEMENT MEDICAL : Ce contenu est purement informatif. Si vous pensez avoir été exposé au diéthylstilbestrol ou si vous présentez des troubles de la fertilité ou des symptômes gynécologiques, consultez impérativement un médecin. Un examen clinique approfondi est le seul moyen de définir une prise en charge adaptée.